Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 22:10

Quelques rencontres et quelques sites à consulter :

 

20 décembre 2011

Le développement soutenable est-il soluble dans le lobbying, les conflits d’intérêts et les expertises biaisées?      Adéquations organise un cycle de quatre séminaires, à l’Assemblée nationale d’octobre 2011 à janvier 2012 (...)  Par Adéquations

 

28 décembre 2011

Projet de Charte des responsabilités universelles    La nécessité d’un « troisième pilier éthique de la communauté internationale » est nécessaire et reconnue depuis quarante ans. (...) Par Forum Éthique et Responsabilités

 

 

04 janvier 2012

Déclaration Universelle des Droits de la Terre Mère     Nous, peuples et nations de la Terre, considérant que nous faisons tous partie de la Terre Mère, communauté de vie indivisible   (...) Par Conférence Mondiales des Peuples sur le Changement climatique et les Droits de la Terre Mère

 

16 janvier 2012

Economie: les ruptures nécessaires pour la transition
 L'oeconomie est plurielle. Il n'est pas possible de séparer artificiellement ce qui est de l'ordre de l'efficacité économique, de la cohésion sociale (...)
Par Pierre Calame | Fondation Charles Léopold Mayer | Collectif français Rio+20

 

 

19 janvier 2012

Capitalisme kleptocrate, finances climatique et économie « verte » en Afrique    A un moment où le continent est confronté à l’énorme défi du changement climatique et à la création d’une «économie (...) Par Réseau Tiers Monde - Afrique | Voix pan-africaine pour la liberté et la justice | Yash Tandon

 

14 décembre 2011

Durban: le Protocole de Kyoto s’éloigne comme un mirage   
Si le GIEC était une agence de notation, le problème du réchauffement global serait déjà réglé !  (...)
Par Agnès Sinaï

 

Forum Social Thématique Crise capitaliste, justice sociale et environnementale
Porto Alegre, Brésil
24-29 janvier 2012

 

Economie « verte », crise financière, greenwashing ? Quelles marges de manœuvre pour une transition vers un développement soutenable ?
Paris, France
30 janvier 2012


Par jean Cléroux - Publié dans : nouvelles du Brésil
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 21:17
"Amazonie Le souffle indien",

le web doc que j'ai réalisé avec une super équipe est désormais totalement en ligne sur le site de ARTE.
amazonie.arte.tv
C'est donc une forme documentaire en ligne, que l'on consulte quand on veut, le temps qu'on veut, par sujet, par chapitre, voguant un jour vers les bonus, fouillant un autre sur le blog.
"C'est à un voyage en pirogue que nous vous convions. Au gré de l'eau et des mythes. Un voyage au rythme des Indiens d'Amazonie, à partir de leur regard, de leur vision du monde et du temps, de leur perception des Blancs et du changement climatique..."
On peut aussi laisser un commentaire, dire ce qu'il manque et ce qui touche, apporter une information, donner un lien, enrichir..
J'espère vos réactions, vos savoirs, vos commentaires...
Mylène


PS
pour que ça ne reste pas "clandestin", faites circuler l'info à ceux celles qui s'intéressent à l'amazonie, aux indiens, au changement climatique, à des modes de pensée autre...

  AmazonieMylene02.jpg

Par jean Cléroux
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 21:14

 

« Il est touchant de voir les enfants aller bras dessus, bras dessous, dans toutes les nuances de la peau humaine, chocolat, lait, café, et cette fraternité se maintient jusqu’au plus hauts degrés, jusque dans les académies et les fonctions d’Etat ». Seule la barbarie du nazisme déchirant alors l’Europe peut expliquer l’aveuglement dont fait preuve l’écrivain Stefan Zweig, dans son bijou de livre écrit quelques mois après son arrivée à Rio de Janeiro. La fameuse cordialité brésilienne camoufle un racisme persistant, qu’on dirait parfois exacerbé par les avancées de la politique sociale mise en place par le gouvernement de Louiz Inacio Lula da Silva, et poursuivie par Dilma Rousseff, qui lui a succédé il y a tout juste un an. Témoin cet épisode, raconté sur un des principaux sites politiques progressistes du pays – j’ai d’ailleurs emprunté le titre de la chronique, tant il est juste. Vendredi 30 décembre, un couple de touristes, espagnols catalans décide d’aller déjeuner dans un restaurant « kilo » - très commun au Brésil, on se sert à un buffet, et on pèse l’ensemble pour déterminer l’addition – du quartier Paraiso, en plein centre de la très multiculturelle Sao Paulo. Leur fils de six ans préfère les attendre assis à table. Tout en remplissant les plats, la mère jette un oeil de temps à autre, pour constater sa disparition. Desespérée, elle le cherche dans tout le restaurant, avant d’être informée  par d’autres clients qu’un garçon l’avait mis dehors. Sur le pas de la porte, le couple trouve l’enfant recroquevillé, en larmes, répétant qu’un « homme l’a pris par le bras et l’a jeté dehors ». Le gérant arrive, explique : beaucoup d’enfants des rues trainent à la porte du restaurant pour demander de quoi manger. S’estimant une personne de coeur, il leur donne de temps à autres un plat, mais ne supportant pas qu’ils importunent les clients, il les jette dehors le plus souvent. Il a pensé que c’était le cas de ce petit assis seul à la table. Fier de son explication, il ne juge pas nécessaire de s’excuser. Détail essentiel, le petit enfant de six ans est noir....

L’épisode fait chaudes sur internet, et rappelle que même si le Brésil est un pays merveilleux et ouvert, les transformations sont lentes, et la violence sociale, permanente.

Que 2012 vous soit toute douce. J’espère reprendre ici un rythme d’écriture qu’un surcroit de travail a rendu difficile l’année dernière. Feliz ano novo !

Par jean Cléroux - Publié dans : nouvelles du Brésil
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 5 octobre 2011 3 05 /10 /Oct /2011 23:20

Outras palavras

> Par Fátima Mello

extraits paru dans "autres Brésils"

 

Cet article a été publié initialement en portugais sur le site Outras Palavras (Avril 2011). Il a été traduit par Samantha Breitembruch, traductrice bénévole pour rinoceros

Pour sauver la planète, il faut remettre en question la concentration des richesses et du pouvoir. Mais beaucoup préfèrent le marketing du « green business ».

En juin 2012, Rio de Janeiro accueillera la conférence Rio + 20, à un moment charnière pour l’humanité. Vingt ans après, la conférence entend bien faire le bilan des engagements établis au cours du Sommet de Rio de 1992, définir des paramètres pour l’économie dite verte et débattre de l’architecture institutionnelle nécessaire pour le développement durable. La mobilisation autour de Rio + 20 est déjà considérable au niveau global, national et local. Cependant, nous courons le risque, une fois de plus, d’assister à une mobilisation sociale massive dans les rues et à une conférence officielle avec de grandes répercussions dans les médias mais sans conséquences concrètes ni d’accords substantiels contraignants qui puissent déboucher sur des solutions à la hauteur de la crise vécue par l’humanité et par la planète.

Il existe un risque d’aboutir à un résultat creux ou qui légitime des propositions de type « toujours plus » : un plus grand manque de volonté politique, plus de dérégulation, plus de solutions palliatives pour reporter les problèmes de fonds. Ainsi en a-t-il été depuis le Sommet de Rio de 1992, en passant par tout le cycle de conférences de l’ONU des années 1990, et de façon très claire au cours des successives Conférences des Parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique, et ce malgré les intenses mobilisations des mouvements sociaux qui visaient à sensibiliser l’opinion publique et à faire pression sur les gouvernements.

Le succès des acteurs hégémoniques à entretenir les modèles en vigueur de l’exploitation de la nature et du travail ne date pas d’hier. Depuis 1972, quand le Club de Rome de l’époque pointait du doigt les « limites de la croissance », les gouvernements et les entreprises se mirent à ajuster leur recherche de profit et d’expansion à ce nouveau contexte. En 1987, la commission Brundtland a sorti son document intitulé Notre avenir à tous, où est approfondie la discussion sur la limite à l’utilisation des ressources naturelles. Le Club de Rome tout comme la commission Brundtland ont contribué à mettre à l’ordre du jour le thème des limites de la croissance et celui de la nécessité d’une administration plus efficace du modèle, qui tienne compte des limites et de la raréfaction des ressources naturelles. Cependant, sans mettre l’accent sur les disparités d’accès et d’appropriation de ces ressources, ni sur les conflits et les querelles qui en résultent.

Le Sommet de Rio de 1992 a cherché à consolider ce nouveau contexte sous la forme d’une vaste légitimation de l’idée du développement durable. Le consensus dominant visait à accommoder l’idéologie développementaliste alliée à des mesures de gestion environnementale. S’agissant d’un concept en débat, les gouvernements ont, au nom du développement durable, pris des engagements insuffisants ; les entreprises se sont mises à adopter le « marketing vert » ; les organisations et les mouvements sociaux ont eu différents niveaux d’appropriation, se trouvant face à des visions qui vont du développementalisme mené par l’Etat jusqu’aux tentatives d’ouverture à des solutions privées de gestion de crise du modèle en vigueur.

Un des symptômes de ce conflit de sens et, en même temps, d’une proposition d’un développement durable vidée de son contenu, sont les négociations sur le changements climatique. Le monde assiste au manque de volonté politique des gouvernements pour assurer la transition d’un modèle de production à forte émission de gaz à effet de serre vers un modèle de production à faible émission de gaz à effet de serre et en même temps, à la présentation de propositions de marché de carbone et autres fausses solutions.

Au milieu de cette trajectoire faite de fragiles engagements, la planète et l’humanité donnent des signaux clairs de l’urgence de solutions réelles. Le Sommet de Rio +20 peut et doit être un cadre normatif vers la construction d’une nouvelle volonté politique, la reconnaissance de l’obsolescence des arrangements politiques et institutionnels en vigueur – qui visent à prolonger un système en crise de légitimité et qui remet sérieusement en cause la vie sur la planète. Il est néanmoins préoccupant que deux thèmes centraux du programme officiel du Sommet de Rio+20 (économie verte et architecture institutionnelle) courent le risque d’être régis par les intérêts des entreprises et non par les droits des peuples.

Dans le cas de l’économie verte, des propositions circulent sur un Green New Deal. On parle d’augmenter la richesse tout en réduisant les risques environnementaux, dimpulser de nouvelles formes de croissance d’éco-efficience et de nouvelles technologies, en orientant des flux de capitaux vers des secteurs pauvres en carbone. Ainsi, au lieu de réduire les flux financiers et les flux commerciaux mondiaux, on pourrait amener de tels flux vers les secteurs verts, ouvrant de nouvelles niches de croissance et de marché ; établissant de meilleures conditions environnementales et créant des emplois dans les secteurs verts, en pariant sur de nouvelles formes de croissance.

Le travail étant une dimension centrale de la société, il est crucial d’opérer une transition juste vers une participation croissante des emplois verts dans le monde du travail. Il faut, néanmoins, que les dits « emplois verts » soit synonymes de travail décent, de des droits assurés, de salaires et conditions dignes. Parier sur l’attribution d’emplois dans des secteurs à faible émission de carbone, mais avec des conditions de travail dégradantes, serait une fausse solution. En outre, jusqu’alors, le débat sur l’économie verte a relevé la perspective d’éradication de la pauvreté, sans mettre l’accent sur les des inégalités dans le combat contre la concentration des richesses, ni sur l’urgence d’une redistribution de la rente et de l’accès aux ressources. Le monde a besoin de moins de production de richesses et plus de distribution de celles-ci.

Ont été écartées du débat dominant toute une série d’expériences innovantes, qui émergent de nouveaux systèmes de production. Elles remettent en question la logique d’accumulation et de croissance infinie des flux globaux d’investissements et de commerce. Elles proposent de raccourcir les circuits entre production et consommation. Elles renforcent les droits des groupes sociaux et économiques non hégémoniques.

Il faut se demander pourquoi on continue à dédaigner des systèmes de production tels que l’agroécologie, l’économie solidaire, les systèmes agro-forestiers des populations traditionnelles sur leurs territoires, les technologies sociales qui visent à la socialisation et à l’appropriation collective des savoirs-faire, tout en contribuant à l’idée de biens communs. De telles innovations démontrent déjà qu’elles sont capables de produire sans émettre de carbone, qu’elles renforcent les droits, qu’elles réduisent les inégalités et alimentent la population sans l’empoisonner, qu’elles sont vraiment soutenables du pointsde vue politique, économique, social, environnemental et culturel.

Il n’est pas difficile de trouver les réponses. On tente de minimiser la richesse de telles alternatives, non pas pour raisons économiques, mais bien politiques : ces systèmes et leurs acteurs ne sont pas hégémoniques. Leur production et leur dissémination s’ajoutent à la résistance au modèle dominant et la confrontation entre ces modèles antagoniques donne lieu à des conflits inconciliables sur d’innombrables territoires tout autour du monde. Il faut pourtant accumuler des forces à la base de la société, en politique, dans l’opinion publique, dans les institutions académiques et scientifiques pour que nous puissions voir ces nouveaux systèmes de production et de consommation gagner les cœurs et les esprits.

Les mouvements globaux ont été capables de le faire à Seattle, avec la campagne contre la Zone de libre-échange des Amériques, et au Forum Social Mondial, avec le débat dans l’opinion publique contre le néolibéralisme. En agissant ainsi, ils ont contribué de façon décisive à la dé-légitimation et à la faillite de la pensée unique et à l’inauguration d’un nouveau cycle politique en Amérique latine. Voici ce qui est en jeu avec le sommet de Rio+20 : aurons-nous la force politique de promouvoir une initiative qui remette en question de façon plus profonde les bases mêmes qui fondent le modèle en vigueur ? Serons-nous capables d’élever le niveau des expériences de ces nouveaux systèmes de production à hauteur d’une lutte contre l’hégémonie ?

L’architecture institutionnelle, autre thème central de la conférence Rio + 20, devrait partir du diagnostic de la crise de légitimité vécue par le système international et ses institutions. D’un côté, l’ONU, dénuée de pouvoir d’application de ses résolutions. De l’autre, dotées d’un pouvoir de sanction, des institutions créées à l’après-guerre comme le FMI, l’OMC et la Banque Mondiale, reflétant le concert des pouvoirs alors en vigueur. Ces dernières tentent de produire des directives pour un système international clairement en crise d’hégémonie et en transition vers de multiples centres de pouvoir après être passé par une longue période bipolaire et par un très bref moment unipolaire exprimé par la « fin de l’histoire ». Sans les conditions politiques pour gérer le système mondial par ces institutions dotées de priorités obsolètes et de complexes processus décisionnels, les gouvernements qui concentrent le pouvoir économique s’organisent en coalitions informelles et auto-convoquées comme le G20. A travers elles, ils émettent des résolutions qui affecteront les peuples du monde entier.

Elle est pourtant cruciale, cette lutte pour une réelle démocratisation du système international, et ceci requiert beaucoup plus que la simple inclusion des pays dits émergents dans un processus décisionnel fermé. Il faut reconnaître la nécessité d’une nouvelle institutionnalité, qui exprime démocratiquement les nouveaux intérêts, programmes, acteurs – y compris non gouvernementaux -, conflits, contradictions et corrélation de forces du monde actuel. Il est clair qu’il ne s’agit pas seulement de gouvernance environnementale mais aussi de l’ensemble des arrangements institutionnels dans les domaines financier, économique, social et environnemental qui doivent être repensés, en visant à sortir les processus décisionnels des sphères privées, à les éloigner des intérêts des entreprises et les rapprocher des intérêts des droits des peuples.

Tandis que du côté des gouvernements le poids à donner à la conférence Rio +20 est encore incertain, du côté des organisations et mouvements sociaux, nous prétendons réaliser une initiative qui soit capable de convoquer largement la société à débattre et à s’engager dans des luttes en faveur des droits et de la justice socio-environnementale, en faisant pression sur les gouvernements pour qu’ils assument de larges engagements – au lieu de déléguer aux marchés et à la sphère privée le front de l’administration d’un monde en crise.

L’équation vécue il y a plus d’un siècle combine surexploitation de la nature et du travail au nom d’une croissance économique infinie et progrès des forces productives. Elle nous a déjà conduits aux catastrophes environnementales, climatiques et sociales d’aujourd’hui. Nous arrivons à une situation claire où les solutions adoptées par les gouvernements et les entreprises qui visent à maintenir le status quo ont échoué.

Il est temps de regarder le problème en face : les modèles en vigueur d’exploitation, d’accumulation, de production et de consommation sont incompatibles avec la permanence de la vie sur terre. Et pour faire face au problème, les idées prédominantes, que ce soit par des moyens développementalistes ou par les solutions dans la voie privée du green business – laissent de côté les acteurs, les visions et projets qui aujourd’hui résistent, débattent et présentent des alternatives réelles au modèle dominant. Les défis face auxquels nous nous trouvons seront seulement envisagés si nous mettons les droits et la justice au centre de nos préoccupations. Et pour ce faire, il faut parier sur la constitution d’une sphère publique, tant en politique qu’en économie, destinée à garantir les droits des peuples.

Fátima Mello est la directrice de FASE-Solidariedade e Educação. Elle fait partie de la Direction Générale du Réseau Brésilien d’Intégration des Peuples (Rebrip) et elle a été une des facilitatrices des cinq premières éditions (2001-2005) du Forum Social Mondial.

 

extrait de "rinocéros"

 

La FASE est l'organisation dont a été directeur Jean Pierre Leroy - rapporteur pour les droits humains à l'environnement

en particulier au Mato Grosso en 2004 (voir la vidéo "uma terra" - "une terre pour vivre")

Par jean Cléroux - Publié dans : nouvelles du Brésil
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 5 octobre 2011 3 05 /10 /Oct /2011 23:16

L'ASSOCIATION CAJOU ET LA MEDIATHEQUE DE VILLEBOIS LAVALETTE VOUS INVITENT AU VERNISSAGE DE L'EXPOSITION DE PHOTOGRAPHIES DU BRESILIEN RICARDO PEIXOTO LE VENDREDI 7 OCTOBRE A 18H00 A LA MEDIATHEQUE.

Un concert de Rômulo Gonçalves ainsi qu'un verre de l'amitié vous seront offerts à cette occasion.

Nous vous attendons nombreux!



Contacts :

Paula Gonçalves
Association Cajou
Espace Culturel Brésilien de Sud Charente
Mairie Le Bourg
16190
NONAC
0545677534
www.http://cajou.over-blog.fr

www.myspace.com/romulogoncalves

Médiathèque de Villebois Lavalette : 0545647657
Par jean Cléroux - Publié dans : l'association
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 27 septembre 2011 2 27 /09 /Sep /2011 22:18

«La construction de la démocratie brésilienne n'est pas terminée»

Extrait Médiapart

 

Alors que Lula reçoit, ce mardi 26 septembre, le titre de docteur honoris causa à Sciences-Po, Mediapart publie dernier volet de la série consacrée au Brésil: un entretien avec Gilberto Carvalho, homme de confiance de l'ancien président, aujourd'hui bras droit de Dilma Rousseff. Philosophe, issu du mouvement ouvrier catholique, désormais secrétaire général de la présidence, Carvalho est un fervent défenseur de l'intégrité du personnel politique. Pour Mediapart, il balaye les progrès accomplis dans les années Lula et dessine les perspectives d'un pays toujours à la recherche de la justice sociale. 

Proche de la théologie de la libération, il a présidé le mouvement œcuménique Foi et politique. Il est également proche du mouvement d'éducation populaire, a participé à la formation politique du monde syndical ainsi qu'à la fondation de la Centrale unique des travailleurs (CUT), un syndicat brésilien. Il joue un rôle important dans les relations du gouvernement avec les mouvements sociaux et les différents représentants de la société civile.

Entretien réalisé par Marilza de Melo Foucher.

Que représente pour vous l'exercice du pouvoir?

Pendant les huit années passées aux côtés de l'ancien Président Lula, alors que j'étais chef de son cabinet, j'ai énormément appris. J'ai appris, par exemple, qu'il existe, dans la société brésilienne, une distinction très forte entre le gouvernement et le pouvoir. J'avais déjà cette perception, mais vivre chaque jour avec le président de la République m'a conforté en ce sens. Faire partie du gouvernement, c'est en réalité très différent que de participer aux hautes sphères du pouvoir. Dans un pays comme le Brésil, où il existe de profondes inégalités, le pouvoir réel se concentre encore largement dans les mains de l'élite économique, au sein du capital financier, des grandes sociétés et des grands propriétaires terriens.
Faire partie du gouvernement signifie un mélange d'angoisse et d'anxiété face aux difficultés rencontrées pour mettre en œuvre les projets que nous portons, mais également beaucoup de bonheur de voir les choses changer, en particulier au bénéfice des plus démunis. Mais nous devons toujours garder à l'esprit qu'un gouvernement n'est que transitoire, il a une fin. Nous avons à vivre avec cette limite et les contingences de chaque situation tout en n'abandonnant jamais notre idéal, ni la perspective d'une transformation plus large de la société, pour laquelle nous continuerons à nous battre, à la fin du gouvernement, où que nous soyons.


Quelle vision avez-vous de la politique brésilienne d'aujourd'hui?
J'ai commencé mon activité politique alors que le Brésil vivait sous la dictature militaire. Depuis cette époque, la culture politique du pays a énormément changé, elle a conduit à l'émergence des mouvements sociaux et à la naissance du Parti des travailleurs, des syndicats et des organisations de travailleurs ruraux. La démocratisation du pays a connu des moments très importants, comme la lutte pour l'élection directe du président de la République et les actions des mouvements sociaux pour influencer la rédaction de la nouvelle constitution, promulguée en 1988. Mais la construction de notre démocratie n'est pas terminée et doit continuer à être étendue et approfondie.

L'élection du Président Lula, en 2002, a eu une signification symbolique particulière dans ce processus, dans le sens de la participation, des changements de priorités et de l'extension de la citoyenneté, en intégrant de nouveaux droits et des enjeux de société qui étaient invisibles ou marginalisés dans la vie politique. Mais il reste des problèmes graves tels que la corruption endémique et le clientélisme, nous devons y faire face au jour le jour parce qu'ils sont enracinés depuis longtemps dans notre culture politique. Il est donc important de rechercher une participation sociale croissante, c'est un outil très efficace pour changer cette culture, avec d'autres facteurs essentiels tels que la démocratisation des médias et l'éducation à la citoyenneté.

Du point de vue de la démocratisation économique, le gouvernement de Lula a permis de réduire la pauvreté et les inégalités, avec le renforcement des politiques de redistribution et avec la lutte contre l'exclusion sociale, d'une manière sans précédent dans le pays. Le résultat le plus visible de cette politique a été que 28 millions de Brésiliens ont quitté le seuil de pauvreté extrême et 36 millions ont été inclus dans la nouvelle classe moyenne. Ces politiques ont élargi considérablement le marché de la consommation intérieure. Cela a permis au Brésil d'être en situation favorable pour résoudre la crise financière internationale en provenance des États-Unis en 2008. Cependant, les inégalités sociales demeurent un sérieux problème au Brésil. Ainsi, la Présidente a récemment lancé le programme Brésil sans misère, afin d'inclure définitivement les 16 millions de Brésiliens qui sont encore en dessous du seuil de pauvreté. Il est également important de noter le début de la deuxième phase du programme Minha Casa, Minha Vida (Ma maison, Ma vie), qui va assurer un logement adéquat pour les personnes les plus pauvres.

Dilma Rousseff est consciente du rôle du gouvernement dans la gestion de l'économie brésilienne pour assurer le développement durable du pays. Dans ce contexte, il est essentiel de poursuivre le travail du Plan d'accélération de la croissance, connu sous le sigle PAC. Notre objectif est de réunir les conditions pour répondre aux événements internationaux, tels que la Conférence Rio +20 l'an prochain, la Coupe du monde de football en 2014 et les Jeux olympiques en 2016.

 

Quelles difficultés faut-il surmonter aujourd'hui pour réaliser une véritable réforme politique au Brésil ?

La réforme politique est une vieille revendication, qui apparaît à plusieurs reprises dans notre société, d'une façon dispersée et peu organisée. La nécessité de changer le système politique apparaît principalement dans le processus électoral. Les déséquilibres les plus évidents sont ceux de la représentativité et l'utilisation frauduleuse des ressources. Un des freins majeurs est la réticence de beaucoup de personnes occupant les espaces de pouvoir et qui n'ont aucun intérêt à changer les règles qui leur ont permis de créer des réseaux d'influence. Actuellement, la réforme politique est de nouveau à l'ordre du jour du parlement. Dilma Rousseff estime que c'est le lieu approprié pour ce débat porteur d'un changement qui devrait réunir la représentativité et la légitimité des aspirations de l'immense majorité des citoyens. Quoi qu'il en soit, j'ai la conviction que la maturité du processus démocratique au Brésil nous donne une base solide pour prendre des mesures importantes vers la consolidation de la citoyenneté. 

Parmi les autres difficultés auxquelles nous faisons face, notons, entre autres choses, notre volonté d'instituer des règles de financement public des campagnes électorales et de passer, lors des élections parlementaires, du vote individuel au vote par liste. La fin de la campagne électorale parlementaire axée sur les candidatures individuelles peut renforcer les partis politiques et les transformer en espaces démocratiques de plus large participation. Associé au financement public, ce changement pourrait énormément réduire l'influence du pouvoir économique dans le processus électoral et créer des conditions plus équilibrées de concurrence entre les parties de la société qui ne sont pas adéquatement représentées. Ces groupes sont généralement ceux qui ont besoin de changements sociaux pour que leurs besoins soient satisfaits.

D'autre part, le Brésil a une culture politique héritée de sa formation coloniale et esclavagiste. Une culture dont les principales caractéristiques sont le physiologisme, le patronage, le clientélisme. Ce sont ces facteurs qui nous poussent à avoir, par exemple, une participation dérisoire et disproportionnée de larges secteurs de la société comme les femmes et les Noirs. Surmonter cet héritage, qui est étroitement lié à l'inégalité économique et sociale qui existe encore au Brésil, est un travail de nombreuses décennies. Toutefois, si le chemin est long, le parcours est extrêmement clair pour nous. C'est la poursuite incessante de la démocratie et de la justice sociale, le renforcement de l'immense potentiel de notre peuple, l'utilisation équilibrée du grand patrimoine naturel et environnemental du Brésil et la mise en œuvre d'un développement qui profite à la grande majorité des Brésiliens. C'est de léguer un meilleur espoir et un avenir aux nouvelles générations.

Comment conserver son intégrité lorsqu'on est au pouvoir?

Lorsque l'on parle de la culture du pouvoir politique, nous parlons de la représentation de la société tout entière, ce qui implique inévitablement un rituel qui est important pour donner une cohésion à ce pays et unifier les efforts de la société autour d'objectifs communs. Mais l'exercice du pouvoir a souvent tendance à tromper, à coopter et corrompre. Il existe également des tentatives de séduction de la part des acteurs économiques pour mettre leurs intérêts avant les intérêts collectifs de la société. Ainsi, ceux qui sont engagés dans la transformation et l'amélioration de la société doivent voir le pouvoir comme un service. Cette attitude est une façon d'assurer l'intégrité de ceux qui exercent le pouvoir. Et j'ai la chance de voir cette attitude adoptée par des gens comme Lula, Dilma et bien d'autres. Mais la règle ne s'applique pas seulement à ceux qui font partie du gouvernement.

Elle s'applique également à ceux qui travaillent pour l'Etat. Malgré tous ses problèmes, le Brésil a maintenant un personnel très qualifié, compétent et engagé dans un grand esprit républicain. Ces personnes reçoivent, généralement, dans la fonction publique, un salaire très bas comparativement à ce qui est payé dans le secteur privé. Mais elles restent fermes dans la défense de l'État et des intérêts publics.
Alors je dis souvent que la politique est un prolongement de nos attributs personnels. Elle s'appuie sur nos vertus et nos faiblesses. Ainsi, la politique peut changer le comportement des gens pour le meilleur ou le pire. Par le fait que la politique a une relation directe avec l'exposition publique et la gestion d'intérêts contradictoires, il y a des gens vaniteux ou mesquins qui s'en nourrissent.
Mais le contact avec les problèmes réels de la société et la lutte du peuple, dans la construction de sa vie et des familles qui le composent, est toujours un facteur très positif pour ceux qui doivent prendre des décisions qui vont toucher de nombreuses personnes.
Pour ceux qui ont des yeux pour voir la beauté de la solidarité humaine dans la constitution de réseaux sociaux, il y a toujours une lumière pour éclairer les difficultés et indiquer les meilleurs itinéraires.

 

Par jean Cléroux - Publié dans : nouvelles du Brésil
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 23:02

O Potencial da Rio + 20

O Rio de Janeiro sediará em junho de 2012 um evento que poderá simbolizar o encerramento de um ciclo e o início de outro.  Por ocasião da Rio + 20, espera-se que seja feito um balanço abrangente do ciclo de conferências das Nações Unidas dos anos 90, iniciado com a Rio 92 e que incluiu conferências sobre população, direitos humanos, mulheres, desenvolvimento social e a agenda urbana. Também em 2012, o Protocolo de Kyoto terá chegado ao seu limite de vigência.

 A Conferência das Nações Unidas sobre Desenvolvimento Sustentável/Rio+20 se propõe a debater três questões: avaliação do cumprimento dos compromissos acordados na Rio 92,   economia verde e arquitetura institucional para o desenvolvimento sustentável.A Rio + 20, portanto, tem o potencial de ser um momento ao mesmo tempo de balanço das conquistas e derrotas das últimas duas décadas e também de identificação de uma nova pauta de lutas à frente.

O Contexto da Rio + 20: fragilidade do sistema da ONU num cenário de múltiplas crises

Os seres humanos e o planeta estão vivenciando múltiplas crises que põem em questão o futuro da humanidade. Nem as Nações Unidas, nem os governos, aprisionados ao passado, estão agindo em consonância com a gravidade do processo de deterioração acelerada em curso. As organizações da sociedade civil global, que vêm se reunindo de forma autônoma em espaços como o Fórum Social Mundial e nos processos e lutas permanentes que ligam o local e o global, em eventos paralelos às conferências das Nações Unidas, às reuniões do G20 e das instituições financeiras multilaterais, e que se reunirão no Rio de Janeiro durante a Conferência da Rio+20, estão desafiadas a revigorar e a continuar a luta por outro mundo e pressionar os governos e as instituições do sistema internacional a atuarem de forma efetiva.  A constituição desse movimento global se intensificou a partir do Fórum Global, em particular do Fórum Internacional das ONGs, realizado paralelamente à Rio 92, e, em 2012, a avaliação do estado das lutas e conquistas globais também estará em pauta.

A Conferência realizada em Johanesburgo pelo aniversário de dez anos da Rio 92, as COPs, a insignificância do Programa das Nações Unidas para o Meio Ambiente – PNUMA, e a impotência da ONU em fazer face às catástrofes humanitárias mostram a incapacidade do atual sistema internacional para enfrentar os desafios que o futuro impõe e para fazer cumprir os acordos do ciclo de conferências desde a Rio 92.

As Conferências das Partes (COPs) encarregadas de implementar as decisões das Convenções da Biodiversidade, da Desertificação e das Mudanças Climáticas demonstram essa afirmação. A biodiversidade é associada historicamente aos povos indígenas, às populações tradicionais e ao campesinato, mas apesar de um reconhecimento em tese do seu papel, eles estão sendo sistematicamente espoliados dos seus direitos, chegando mesmo a serem expulsos dos seus territórios.  Cada vez mais, o enfrentamento da desertificação está aquém dos desafios que o tema apresenta, o mesmo ocorrendo em relação às migrações forçadas. E a crise climática, por sua vez, está sendo apropriada pelo mercado para gerar lucros. O balanço dos compromissos assumidos nas conferências de direitos humanos, mulheres, desenvolvimento social e Habitat também não deixam dúvidas sobre a distância entre declarações de compromissos e realidade.

Do desenvolvimento sustentável à economia verde: a reciclagem de um modelo insustentável

Numa contradição insanável, a Conferência da Rio 92, ao mesmo tempo em que reconhecia a grave crise ambiental do planeta – em particular no que diz respeito à biodiversidade e ao clima – e a responsabilidade dos países industrializados, afirmava a primazia da economia como motor do desenvolvimento, batizado então de “sustentável“. De maneira sub-reptícia, os governos presentes e a própria ONU reconheciam o poder da economia capitalista acima da política, ou melhor, como condutor da política. Consagraram o “desenvolvimento sustentável”, termo rapidamente apropriado pela economia dominante e assim esvaziado do seu potencial reformador.

Em substituição ao esvaziado termo desenvolvimento sustentável, a agenda da Rio + 20 busca apresentar a “economia verde” como uma nova fase da economia capitalista. Através do mercado verde, um novo ambientalismo, fundado no business verde, propõe a associação entre novas tecnologias, soluções pelo mercado e apropriação privada do bem comum como solução para a crise planetária.  Esta reciclagem das clássicas formas de funcionamento do capitalismo, de seus modos de acumulação e expropriação, constitui-se em um estelionato grave de conseqüências profundas.  Dá um novo fôlego a um modelo inviável e oferece como utopia somente a tecnologia e a privatização.  Impede tomar consciência da crise que enfrentamos e dos verdadeiros impasses que está vivendo a humanidade. Portanto, impede que novas utopias sejam formuladas e alternativas civilizacionais construídas.

Devemos questionar o que o desenvolvimento sustentável e a economia verde têm a contribuir para a proteção e a garantia dos direitos humanos. O mercado deixa a sua defesa aos governos e à ONU, que mantém a retórica dos direitos humanos, incluindo no seu campo o direito à água; mas, sem meios nem vontade política para implementá-los.

 

Voltam-se cada vez mais para intervenções humanitárias, que tendem a substituir a promoção dos direitos. Tendo poder apenas normativo, os compromissos acordados na esfera da ONU ficam soterrados pelo poder de sanção e retaliações de instituições como OMC, FMI e Banco Mundial. Diante da incapacidade da ONU, de um lado, e do poder das instituições multilaterais que servem aos interesses das corporações, do outro, o resultado é que governos e políticas públicas e democráticas perdem cada vez mais espaço para acordos e políticas que entregam nosso futuro à iniciativa privada e, na sua mais nova versão, à economia verde.

O mundo está subordinado à força hegemônica do capital. Este não tem outra visão de futuro do que a promessa de um desenvolvimento ilusório, porque predador do meio ambiente, violador dos direitos humanos e excludente de países e populações. A ideologia do desenvolvimento, entendido como crescimento econômico que alimenta a expansão de padrões insustentáveis de produção e consumo, penetrou profundamente no imaginário e na cultura de todas as classes sociais, no Norte e no Sul, orientando inclusive a ação de governos eleitos em países do Sul com o mandato de desencadearem transformações, mas que, no entanto, não conseguem construir uma nova correlação de forças capaz de alavancar mudanças e também não conseguem acumular reflexão e força política na direção de novos paradigmas.

Os Estados dominantes, ao longo de dois séculos, e com mais intensidade, nas últimas décadas, promoveram a globalização da economia. As guerras coloniais, a ocupação de territórios e a escravidão foram substituídas hoje por acordos bilaterais e instâncias multilaterais que cumprem o mesmo papel de submeter e subordinar os paises do Sul ao seu poder. Assim, impuseram ao mundo um modelo, técnico e econômico, de produção e de consumo sustentado pela exploração do trabalho, a sobre-exploração dos recursos da natureza e a exploração de outros países.

Se a exploração humana e de países pode se perpetuar apesar dos gravíssimos conflitos resultando na exclusão, a exploração da natureza mostra seus limites e começa a afetar a reprodução do capital, direta e indiretamente, quando doenças, diminuição da qualidade de vida e catástrofes começam a levantar suspeitas e minar a base de sustentação do modelo.

A crise que emergiu em 2008, inicialmente no sistema financeiro, não deixa dúvidas quanto ao caráter profundo de suas raízes, que revela a quebra de legitimidade e de sustentação econômica, social, ambiental e política de reprodução do modelo vigente.  A crise em curso deixa clara a perda de hegemonia do concerto do poder que se perpetua desde o fim da Segunda Guerra e das instituições internacionais que lhe dão sustentação econômica e política. A crise abre, portanto, brechas de disputa pela democratização do sistema internacional. As novas e instáveis coalizões entre países, não mais cristalizadas em divisões Norte-Sul, são sintomas de um cenário político global em movimento. A Rio + 20 pode ser um importante momento de alavancagem de uma nova correlação de forças e de uma nova agenda global, oferecendo aos movimentos sociais, organizações populares, movimentos de povos tradicionais e originários, sindicatos, entidades da sociedade civil que refletem ou buscam expressar os anseios de amplos setores da população mundial, a oportunidade de renovar seu protesto e seu questionamento sobre aos rumos dados ao futuro do mundo pelas corporações, instituições e países dominantes, acompanhados pela grande maioria das elites políticas e econômicas, desenhar suas utopias e formular com maior consistência as alternativas que vislumbram.

A Rio + 20 e a construção de alternativas

A Rio+20, como evento mundial, nos permite sair das nossas fronteiras; nos abrir à solidariedade universal, para além dos particularismos;  buscar pontos comuns de observação, que nos desloquem e façam com que nos encontremos, de muitos lugares do mundo. Mas isso com a condição de que nossa referência esteja nos povos e populações marginalizados e excluídos, com as quais compartilhamos os anseios por uma sociedade cujo pilar de sustentação sejam os direitos e a justiça social e ambiental.

Não temos todas as respostas, mas temos a responsabilidade de buscá-las, entre o desejável e o possível. Mas mesmo o possível não se realizará sem que seja portador de utopias que reatem os laços entre ser humano e natureza, no campo e na cidade. Ele exige, portanto, uma mudança completa dos paradigmas que definem a civilização ocidental. Querer outras formas de organização das sociedades do que os Estados-Nações, outras formas de democracia do que a democracia parlamentar, outras economias do que a economia capitalista, outra mundialização do que a do mercado, outras culturas do que a imposta pelos EUA. Escutá-los com atenção talvez nos ajude a encontrar os rumos do futuro e formular novas utopias que motivem a humanidade, em particular a juventude.

Desenvolvem-se através do planeta centenas de milhares de alternativas que podem ser as sementes da construção de novas utopias:

- Milhões de camponeses, de sem-terra, de povos indígenas e outros grupos tradicionais resistem e lutam pela Reforma Agrária, pela agroecologia, pelo definitivo domínio de suas terras ancestrais. Apoiados por tecnologias apropriadas, eles podem garantir a soberania e segurança alimentar e nutricional do planeta e dar uma contribuição decisiva na manutenção da biodiversidade, das águas e na mitigação e adaptação às mudanças climáticas. Eles apontam uma alternativa ao modelo de agricultura e pecuária dominante, que provoca a destruição dos ecossistemas e da biodiversidade, que contribuem fortemente para o efeito-estufa e o envenenamento das águas, dos solos e das pessoas.

- Experiências de economia solidária e de fortalecimento de mercados locais contribuem para a redução do consumo de energia, encurtando os circuitos entre produção, distribuição e consumo, favorecendo as micro, pequenas e médias empresas, que fornecem empregos, em contraposição à circulação das mercadorias através do mundo e deslocalização permanente das empresas e avanços tecnológicos, que não reduzem o consumo de energia e de matérias primas e produzem desemprego.

- A lógica da economia não deve ser a do lucro, mas a de assegurar condições de vida digna para as populações. Fortalece-se uma economia solidária que combate a economia dominante excludente das pessoas. Nas cidades, nas roças e nas florestas do sul do mundo, grande parte dos trabalhadores e das trabalhadoras se encontram na economia informal, esquecidos pela macroeconomia, e inventam uma microeconomia em parte sucedânea e concorrente da economia formal, em parte inovadora.

- Reconstituição de um tecido urbano descentralizado e interiorizado, novas políticas habitacionais e urbanísticas, de saneamento e de transporte coletivo. Estas propostas visam enfrentar o desequilíbrio dentro das cidades e metrópoles, que viraram plataformas de exportação cercadas por enormes aglomerações de pobreza e miséria, que somadas ao desequilíbrio na ocupação humana dos espaços nacionais e regionais, fazem dessas cidades, e dentro delas, das camadas populares, as primeiras vítimas das mudanças climáticas.

A construção de alternativas e a arquitetura institucional

A escala global dos poderes impede o avanço da emancipação humana nos termos da idealidade inscrita nos pactos e convenções internacionais. Portanto, avançar nessas alternativas e em outras supõe disputar e questionar os paradigmas das instituições e atores internacionais que dão suporte ao atual modelo. Isso não quer dizer que acreditamos numa mudança brusca e radical na economia mundial. Deve-se pensar necessariamente em convivência, em transição no médio e longo prazos. Essa transição se fará menos pela reforma interna das instâncias atuais de intervenção na economia, que pretenderia reorientar suas estratégias, seus métodos e suas prioridades, e mais pela construção de novos espaços, de instituições novas que não sejam viciadas pelo seu passado, mas abertas para uma nova correlação de forças e novas agendas. As instâncias atuais continuarão a ser questionadas a agir e até a se reformarem, mas há que se esperar que elas percam progressivamente a sua importância, quando e porque ao seu lado será criado algo radicalmente novo que crescerá econômica e politicamente como contrapeso.    

 

Para que tal ocorra é preciso olharmos para o processo rumo à Rio+20 como uma oportunidade para investirmos no acúmulo de forças, na base da sociedade, que seja capaz de disputar uma nova hegemonia.  Após o ciclo de ascensão dos movimentos contra-hegemônicos iniciado em Seattle e ampliado com o Fórum Social Mundial, e o relativo descenso que as mobilizações de massa experimentaram nos últimos anos, a Rio+20 se coloca como possibilidade de rearticulação e alavancagem de uma iniciativa política no plano global.

É esta visão que orienta e delimita nossa vontade de participação no processo que nos levará a Rio+20. Baseados nela, nos unimos ao apelo da convocatória do grupo facilitador brasileiro criado por um conjunto de coletivos resumido nesta frase: "Cabe a sociedade civil organizada chamar a atenção mundial sobre a gravidade do impasse vivido pela humanidade, e sobre a impossibilidade do sistema econômico, político e cultural dominante apontar e conduzir saídas para a crise. Mas é também da sua responsabilidade afirmar e mostrar outros caminhos possíveis”.

 

Por favor, tem uma pessoa par traduzir ?

 

Par jean Cléroux - Publié dans : nouvelles du Brésil
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 8 septembre 2011 4 08 /09 /Sep /2011 09:26

rio2012.png Rio +20 

 tiré de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Sommet_de_la_Terre

Vingt ans après le Sommet de Rio de 1992, la Conférence des Nations unies sur le développement durable (CNUDD), mieux connu sous le nom de Rio +20, aura lieu du 4 au 6 juin 2012 à Rio de Janeiro, au Brésil2. En vue de cet événement, un premier comité préparatoire (PrepCom-1) s'est tenu à New York (États-Unis), du 17 au 19 mai 2010 3 et un second du 7 et 8 mars 20114. Un troisième et dernier Comité préparatoire aura lieu du 28 au 30 mai 2012 à Rio de Janeiro (Brésil)5. Bien que Rio +20 doit aborder deux thèmes, que sont « l’économie verte » et « le cadre institutionnel du développement durable », c'est jusqu'ici la question de l'économie verte qui a suscité le plus de discussions entre les délégations. Les pays en développement craignent en effet que la transition vers une économie faible en carbone n'hypothèque leur croissance ou n'incitent aux pays développés d'ériger de nouvelle barrières commerciales.

----------------------------------

 

Rio + 20 : Sommet de la Terre

        Share

Du 4 au6 juin 2012 se tiendra la conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement – communément appelé Sommet de la Terre- à Rio de Janeiro (Brésil). Ce rendez-vous est capital pour la planète, les êtres humains et la vie. Au-delàde l’importance symbolique, l’enjeu est de parvenir à des conventions en vue d’une approche cosmopolitique pour des enjeux environnementaux (climat, biodiversité,…) où la place des hommes et des femmes est déterminante. Il s’agit de faire d’eux des acteurs et non des consommateurs de la planète. Au vue de la campagne Oxfam« Cultivons. La terre. Lavie. Le monde », nous nous mobiliserons afin que les voix du sud soient entendues. Nous mettrons en avant l’agriculture paysanne comme solution pour répondre aux questions de faim et aux changements climatiques. C’est dans ce cadre que nous présentons ici les perspectives pour ce sommet au regard de l’évolution historique des sommets depuis 1972. Un retour historique nous permet d’ancrer les enjeux de 2012.

photo3-amazonie.jpg

 

----------------------------------------------------------

le site officiel : http://www.earthsummit2012.org/

Par jean Cléroux - Publié dans : nouvelles du Brésil
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 1 septembre 2011 4 01 /09 /Sep /2011 18:37

Chers adhérents,

nous vous convions à l'ASSEMBLEE GENERALE de l'association CAJOU le

VENDREDI 9 SEPTEMBRE 2011 à 19H00 à l'Ecole Primaire de NONAC.

Pour ceux ou celles qui souhaiteraient rester après la réunion, nous proposons que chacun apporte un plat et une boisson pour que nous puissions les partager dans la joie et la bonne humeur!


Paula Gonçalves
Association Cajou
Espace Culturel Brésilien de Sud Charente
Mairie Le Bourg
16190
Salles Lavalette
0545677534
www.http://cajou.over-blog.fr

Par jean Cléroux - Publié dans : l'association
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 19 mai 2011 4 19 /05 /Mai /2011 21:32

de médiapart : http://www.mediapart.fr/

 

Les Indiens manifestent à Brasilia.
Les Indiens manifestent à Brasilia.
Plus de 700 Indiens appartenant à environ 230 groupes distincts ont installé la semaine dernière un campement en plein cœur de la capitale brésilienne pour protester contre le déni de leurs droits.

 

 

Révoltés par l’avancée des projets d’infrastructure à grande échelle qui menacent leurs territoires, les Indiens ont défilé dans les rues appelant le gouvernement à prendre des mesures d’urgence pour empêcher cette destruction.

 

Les barrages en cours de construction sur la rivière Madeira, en Amazonie, soumettent les territoires des Indiens isolés à une forte pression en occasionnant une immigration importante et une déforestation massive. Les Indiens isolés dépendent étroitement de leur forêt et toute forme de contact avec des étrangers peut leur être fatale.

 

Le barrage de Belo Monte prévu sur la rivière Xingu menace la vie de milliers d’Indiens qui n’ont jamais donné leur consentement à sa construction.

 

Les manifestants ont déclaré dans une lettre ouverte : ‘Nous ne tolérerons pas d’être une fois de plus spoliés de notre Terre Mère que nous avons réussi à préserver depuis des millénaires, contribuant ainsi à l’équilibre socio-environnemental de notre pays et du monde entier, ou qu’elle soit détruite de manière irrationnelle’.

 

Le mois dernier, la Commission interaméricaine des droits de l’homme a appelé le gouvernement brésilien à suspendre le projet du barrage de Belo Monte. La présidente Dilma Rousseff n’a pas suivi cet avis et a ordonné la rupture immédiate des relations du Brésil avec la Commission.

 

Les Indiens guarani qui protestaient lors de la manifestation ont déploré l’inertie du gouvernement dans le processus de démarcation de leurs territoires ancestraux, alors que des milliers d’entre eux sont actuellement contraints de vivre dans des réserves surpeuplées ou au bord des routes.

 

L’essor actuel des plantations de canne à sucre et de production d’éthanol reste une source de préoccupation majeure des Guarani qui ont été spoliés d’une grande partie de leur territoire pour faire place à cette industrie.

 

Survival International appelle le géant énergétique Shell et son partenaire brésilien Cosan à interrompre leurs plantations de canne à sucre sur les territoires ancestraux des Guarani.

Communiqué de Survival International http://www.survivalfrance.org/

Par jean Cléroux - Publié dans : nouvelles du Brésil
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés